<![CDATA[NC]]> http://benizoundai.dzblog.com NC fr Wed, 29 Oct 2008 14:54:00 GMT Wed, 29 Oct 2008 14:54:00 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Les Cartes]]> http://benizoundai.dzblog.com/article-164103.html

1854

1875

 

 

 

 

 Caïdat du Tababort

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 Douar Beni Zoundaï

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Wed, 29 Oct 2008 14:54:00 GMT http://benizoundai.dzblog.com/article-164103.html
Sénatus-Consulte Babor http://benizoundai.dzblog.com/article-253366.html DELIMITATION ET REPARTITION DU TERRITOIRE DE LA TRIBU DU BABOR

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNE MIXTE DE TAKITOUNT                                                                                                                                                                                                                                                                                 DEPARTEMENT DE CONSTANTINE

La tribu du Babor, désignée par arrêté du 8 Décembre 1894 pour l’application du Sénatus Consulte du 22 Avril 1863, est située à 25 kilomètres environ de la mer et dépend administrativement de la commune mixte de Takitount.

Elle tire son nom du Djebel Babor, l’une des montagnes les plus élevées du département de Constantine et dont le point culminant atteint 2000 mètres d’altitude. Son territoire, coupé de ravins profonds et encaissés, est très accidenté ; on n’y accède que par des sentiers dangereux à suivre même pendant la belle saison. Les hauteurs sont couronnées de belles forêts de chênes, de pin et de cèdres. Les terres, sauf dans le fond des vallées, où se sont déposées les alluvions, sont en général de qualité inférieure. Néanmoins, les sources abondantes qui s’échappent des flancs de la montagne, sur tous les points du territoire, ont permis la création de nombreux jardins fruitiers et potagers dont les produits constituent, avec les céréales, les principales ressources des habitants de la tribu.

On ne possède aucun renseignement précis sur les origines de la tribu du Babor. D’après la tradition, elle serait formée d’éléments berbères autochtones auxquels seraient venues postérieurement se joindre des familles de race arabe parties de différents points de l’Algérie. Depuis longtemps, ces divers éléments se sont fondus en un groupe homogène qui s’est toujours montré jaloux de son indépendance. Sous la domination turque, la tribu n’a jamais reconnu l’autorité des beys de Constantine. Sa soumission à la France, obtenue en 1853, ne fut pas de longue durée. En 1856, il fallut envoyer des troupes pour réprimer les actes d’hostilité auxquels elle s’était livrée. En 1864, elle se soulève à nouveau et le châtiment qui lui fut infligé ne l’empêcha pas, sept ans plus tard, de prendre une part très active à l’insurrection qui ensanglanta toute la Kabylie.

Cette dernière défection a été punie par l’apposition du séquestre collectif sur les biens de la tribu. Pour se racheter des effets de cette mesure, la collectivité a dû payer une soulte en espèces de 60000 francs et abandonner à l’Etat 4766 hectares de terrains.

La tribu du Babor renferme une population de 15045 habitants répartis en trois fractions désignées sous les noms Babor, Serdj-elGhoul et Sidi Mimoun. Son cheptel, très important, compte 49427 têtes de bétail, dont 26966 moutons, et elle paie annuellement environ 100000 francs d’impôts, centimes additionnels compris.

Ce territoire, d’une superficie de 35127 hectares 13 ares, est limité au nord, par les douars Tababort et Beni Zoundaï et la tribu des Beni Foughal ; à l’est par le douar Menar ; au sud, par les douars des Maouïa et des Dehemcha, le territoire de Périgotville et le douar Guergour ; à l’ouest par les douars Mentano et Oued Berd.

La délimitation périmétrique de la tribu n’a donné lieu à aucun incident.

La tribu du Babor est actuellement divisée en trois sections communales correspondant aux fractions ci-dessus désignées et en portent les noms. Le sectionnement a paru devoir être maintenu sans autre modification que le rattachement à la fraction de Sidi Mimoun, la plus petite de toutes, d’un millier d’hectares environ dépendant de la section de Serdj-elGhoul, afin de donner une importance à peu près égale aux trois nouvelles unités. On a conservé, en outre aux futurs douars l’ancienne appellation des sections correspondantes, à l’exception pourtant de celui formé par la fraction de Sidi Mimoun dont la dénomination, jugée trop commune, a été remplacée par celle d’Arbaoun empruntée à la fraction la plus importante de cette circonscription.

La propriété immobilière dans la tribu du Babor est de nature melk. De tout temps, en effet, elle a été possédée à titre privatif et a fait l’objet de ventes et de transactions constatées par actes du cadi.

La fixation de la limite séparative des douars Serdj-elGhoul et Babor a soulevé une contestation : chacune des djemaâ de ces deux unités a demandé le rattachement à son territoire de trois parcelles contenant respectivement 540 hectares, 11 hectares et 15 ares. Le différend a été résolu par la réunion au douar Serdj elGhoul de la plus étendue de ces parcelles et des deux autres au douar Babor.

Les opérations de délimitation et de classement des groupes de propriété ont donné les résultats ci-après :

1° Douar de Babor

 

 

Ce douar, d’une superficie de 10721 hectares, renferme une population de 4860 habitants. Il est formé de la partie occidentale de la tribu.

Le Domaine de l’Etat se compose de 2 groupes forestiers d’une superficie totale de ……665H30.00

Et de 8 groupes ordinaires d’une contenance de ……………………………………………………………12H00.00

Le Domaine communal comprend 7 groupes de terrains de parcours ayant ensemble une étendue de ………………………………………………………………………………………………………………………………………..209H75.00

Et 30 groupes de cimetières et d’emplacement de marché d’une surface de ………………..25H40.50

Propriété privée. 3 groupes. superficie …………………………………………………………………………..9705H16.00

Domaine public………………………….do…………………………………………………………………………………103H38.50

Ces constatations ont provoqué, en cours d’opération, des réclamations visant toutes des immeubles classés dans le Domaine de l’Etat et qui après examen, ont été reconnues infondées.

2° Douar Serdj elGhoul

superficie 9996H20a00

Ce douar est formé de la partie centrale de la tribu et renferme une population de 5308 habitants.

Le Domaine de l’Etat se compose de 7 groupes ordinaires formés d’emplacements de ruines romaines, d’une superficie………………………………………………………………………………………………..5H30.00

Le Domaine communal comprend 8 groupes de terrains de parcours d’une surface de .....517H70.00

et 27 groupes de cimetières ayant ensemble une contenance de …………………………….…...20H90.90

Propriété privée : 4 groupes, superficie ……………………………………………………………………………9340H38.00

Domaine public ………………………………………………………………………………………………………………..111H91.10

Aucune réclamation ne s’est produite au cours des opérations.

3° Douar d’Arbaoun

 

 

Superficie 14409H93.00

Ce douar est formé de la partie orientale de la tribu et renferme une population de 4877 habitants.

Le Domaine de l’Etat se compose d’un groupe ordinaire formé par les terrains cédés par la collectivité pour se racheter des effets du séquestre et présentant une superficie de…….4766H24.00

Ces terrains snt destinés à la création des centres projetés de Faidherbe et de Chevreul.

Le Domaine de l’Etat comprend, en outre, un groupe forestier d’une contenance de …….3191H55.50

Le Domaine communal est constitué par 5 groupes de terrains de parcours d’une étendue de 335H88.20

et de 22 groupes de cimetières et d’emplacement de marché ………………………………………….12H58.75

Propriété privée 67 groupes. superficie …………………………………………………………………………….5857H30.50

Domaine public …………………………do…………………………………………………………………………………..246H36.05

Il s’est produit, au cours des opérations, 26 réclamations portant toutes sur le groupe forestier. 21 d’entre elles, se rapportant à des terres de labour dont la possession paraît remonter à une époque ancienne, ont été admises et satisfaction y a été donné par la transformation de ces terrains en biens melk. Les autres ont été écartées comme infondées.

Réserve a été faite, au profit des indigènes de la tribu du Babor, sur les forêts domaniales de leur territoire, de droits d’usage consisitant dans le ramassage des glands, l’approvisionnement en bois d’œuvre et de chauffage et le parcours du bétail.

En résumé, il n’y a eu aucune modification à apporter au classement des différents groupes de propriété, qui est devenu définitif.

L’application du Sénatus Consulte à la tribu du Babor ayant été effectuée dans les conditions réglementaires, rien ne paraît s’opposer à l’homologation des opérations.

Sénatus-Consulte de 1887, Extrait du dossier N°260, 117 Miom 172, CAOM

 

 

 

 

 

 

 

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Sat, 13 Sep 2008 17:29:08 GMT http://benizoundai.dzblog.com/article-253366.html
Sénatus-Consulte Tababort http://benizoundai.dzblog.com/article-253365.html DELIMITATION ET REPARTITION DU TERRITOIRE DE LA TRIBU DE TABABORT
 
 
 
TERRITOIRE CIVIL DE CONSTANTINE
Le 4 Août 1900
La tribu de Tababort, située dans la commune mixte de ce nom, à 35 kilomètre au sud- ouest de Djidjelli et à 40 kilomètres au sud-est de Bougie, a été désignée, par arrêté du 18 décembre 1893, pour l’application du sénatus-consulte de 1863.
Le territoire de cette tribu, très accidenté, découpé en vallées profondes sillonnées de nombreux ravins à pentes rapides, est formé d’un massif montagneux qui s’abaisse graduellement jusqu’à la mer après avoir atteint des altitudes variant brusquement de 1200 à 1970 mètres dans la partie supérieure.
Le sol, de qualité médiocre sur les hauteurs, est assez fertile dans les plateaux inférieurs et dans les vallées où, grâce à l’abondance des eaux, les indigènes ont créé des vergers et des jardins maraîchers. Des boisements forestiers, dont le peuplement se compose de chênes-liège, chênes verts, chênes zéens, cèdres, pins d’Alep et genévriers, occupent une surface assez importante (9859H).
La tradition ne rapporte aucun fait précis sur l’origine de cette tribu qui est de race berbère, comme la plupart des agglomérations de la Kabylie.
Des ruines romaines assez importantes qu’on rencontre à Chobba, Ziama, Bida et en d’autres points du territoire de la tribu, indiquent que le pays a été occupé par la colonisation latine.
Depuis la conquête française, les habitants de la tribu de Tababort ont participé à toutes les tentatives de révolte contre notre autorité : retranché dans leurs montagnes presque inaccessibles, ils ont longtemps conservé leur indépendance et tout fomentateur de troubles était sûr de trouver chez eux un accueil favorable ; leur soumission à la France ne date que de 1853.
Ils ont pris une part active aux insurrections de 1865 et de 1871 ; à la suite de cette dernière révolte, leur territoire fut frappé de séquestre et la collectivité dut consentir à l’abandon d’une superficie de 2721H30a00c de terrains (conventions du 16 juin 1874) pour se racheter des effets de cette mesure.
Les indigènes de Tababort, essentiellement sédentaires, habitent des gourbis maçonnés en pierres ou en torchis ; leurs habitations sont disséminées et ne forment pas d’agglomérations importantes.
Ils tirent leurs principaux moyens d’existence de la culture de céréale, des produits du jardinage et de l’élevage du bétail ; mais les terres qu’ils possèdent ne suffisent pas à tous leurs besoins et ils sont obligés de se procurer d’autres ressources dans les exploitations forestières du voisinage, où ils sont employés au démasclage du chêne-liège et à la préparation des lièges et des tannins.
La population de race berbère presque sans mélange, atteint le chiffre de 9 885 habitants (dénombrement de 1896).
Le cheptel de la tribu compte 27 029 têtes de bétail et le rendement annuel de l’impôt est de 25 293F14 y compris 5 005F54 de centimes additionnels.
La tribu de Tababort, d’une superficie de 25 042H46a00, est limitée :
Au nord, par la mer méditerranée ; à l’est, par le douar El Aouana et la tribu des Beni Foughal ; au sud, par les tribus des Babor et des Ouled Salah, et à l’ouest par les douars des Beni Felkaï, des Beni Youssef et des Beni Seghoual.
Aucune contestation ne s’est produite au cours de la délimitation périmétrique, qui s’est effectuée sans incident et a été approuvée provisoirement par la commission administrative, dans sa séance du 11 septembre 1894.
Dans la même séance, cette assemblée a reconnu à la propriété indigène, dans la tribu de Tababort, le caractère essentiellement privatif résultant du mode de possession et de transmission des biens immobiliers.
La tribu de Tababort a été divisée, par arrêté du 24 juillet 1886, en trois sections communales renfermant chacune des éléments suffisants pour la constitution d’un douar. La Commission administrative, dans sa séance, du 11 septembre 1894, a proposé le maintien de ce fractionnement, et cette proposition a été approuvée par décision gouvernementale du 4 octobre suivant.
Les opérations de délimitation et de classement des groupes de propriété ont donné les résultats ci-après :
Douar de Tababort
(population 4653 habitants) ; superficie 8 518H46a00c.
Le domaine de l’Etat se compose de 10 groupes forestiers, d’une superficie de 3 185H76a00c et de 3 autres groupes de mosquées et jardins ayant ensemble 0H27a70c.
Dans le domaine communal ont été classés 69 groupes de cimetières, Djemaas, terrains de parcours, etc., d’une superficie de 1381H50a59c.
Propriété privée : 31 groupes, superficie 3923H34a80c.
Domaine public : 27H56a91c. (chemins, ravins et sources renfermant 59 groupes délimités).
Ces constatations ont soulevé 3 réclamations au cours des opérations : la première, visant plusieurs parcelles de terre englobées dans le groupe forestier n°1, a été reconnue fondée en partie ; elle a été accueillie en ce qui concerne les parcelles cultivées ; les deux autres, relatives à des groupes communaux, ont été repoussées comme non justifiées.
Douar Mansouria
Population 4653 habitants._superficie 10124H00.00.
Le domaine de l’Etat comprend 14 groupes forestiers ayant ensemble 5101h68.00 et 7 autres groupes d’une superficie de 1522h68.00 comprenant des biens vacants, des terrains provenant du séquestre de 1 871 (1501H26a40c) et des emplacements et dépendances de maison forestière et gîte d’étape.
Le domaine communal est composé de 170 groupes (cimetières, mosquées, marché, abreuvoir, terrains de parcours etc.) occupant une superficie de 414H10a30c.
Propriété privée : 38 groupes ; superficie 3054h62a50c
Domaine public : 31H19a20c, y compris 22 groupes délimités.
Au cours des opérations de reconnaissance et de bornage, il s’est produit 6 réclamations se rapportant à des groupes forestiers et communaux ; trois d’entre elles, reconnues légitimes, ont été accueillies par la commission administrative ; les autres ont été rejetées comme non fondées.
Douar des Beni Zoundaï
Population 2288 habitants._superficie 6400H00a00c.
Domaine de l’Etat : forêts, 5 groupes 1571H80a00c.
Domaine communal : (cimetière, mosquées, terrains de parcours, moulins arabes, etc., 74 groupes ayant, ensemble 407H59a60c.
Propriété privée : 17 groupes, 4320H04a00c.
Domaine public : 100H56a40c (chemins, ravins, sources comprenant 16 groupes délimités).
Il a été fait, en outre, réserve dans les procès verbaux de délimitations, au profit des indigènes des douar de Tababort, de Mansouria et de Zoundaï, de droits d’usage sur les forêts domaniales situées sur leur territoire.
En résumé, les opérations exécutées au vu de l’application du sénatus-consulte de 1863 à la tribu de Tababort sont régulières et paraissent susceptibles d’homologation.
Sénatus-Consulte de 1863, Extrait du dossier N°270 : Tribu de Tababort, 117 Miom 169, CAOM.
 
Tableau Récapitulatif

NOMS DES DOUARS
Population (nombre d’habitants)
GROUPES DOMANIAUX
 
 
Immeubles affectés
à des
Services
communaux
Groupe
de
Propriété privée
Groupe de
Propriété collective
Domaine public
Immeubles
contestés
TOTAL
Forêts
Autres
immeubles
 
Tababort
 
Mansouria
 
Beni Zoundaï
 
Totaux……..
 
2454
3852
1870
3185h76a00c
5101-40-00
 
1571-80-00
0h27a70c
1522-68-00
-
1381h50a59c
 
414-10-30
 
407-59-60
3923h34a80c
3054-62-50
 
4320-04-00
-
 
-
 
-
 
27h56a91c
31-19-20
 
100-56-40
-
 
-
 
-
8518h46a00c
10124-00-00
6400-00-00
8196
9858-96-00
1522-95-70
2203-20-49
11298-01-30
-
159-32-51
-
25042-46-00

 
 
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Sat, 13 Sep 2008 17:26:06 GMT http://benizoundai.dzblog.com/article-253365.html
Le Caïdat de Tababort (Annexe) http://benizoundai.dzblog.com/article-253364.html

nos

 

d’

 

ordre

 

Indication

 

Des

 

tribus

 

Effectif de

 

la population

 

Effectif

 

Des

 

guerriers

 

Hommes

 

Femmes

 

Enfants

 

Total

 

Cavaliers

 

Fantassin

 

 

Plaine de Djidjeli

 

2555

 

2489

 

3304

 

8348

 

4

 

1183

 

 

El Aouana & Dar El Batah

 

1799

 

1648

 

1985

 

5432

 

-

 

289

 

 

Beni Amran Djebala

 

& Beni Khettab

 

2338

 

2104

 

3220

 

7662

 

-

 

925

 

 

Beni Siar

 

548

 

537

 

942

 

2027

 

2

 

179

 

 

Beni Ider

 

1659

 

1491

 

2891

 

6041

 

5

 

637

 

 

Ouled Asker

 

516

 

437

 

402

 

1355

 

-

 

904

 

 

Beni Afer & Djimla

 

2124

 

1812

 

1991

 

5927

 

19

 

856

 

 

Beni Foughal

 

1932

 

1563

 

1944

 

5439

 

-

 

583

 

 

Tababort

 

2029

 

1724

 

2043

 

5796

 

19

 

1515

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15500

 

13805

 

18722

 

48027

 

49

 

6471

 

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Sat, 13 Sep 2008 17:24:38 GMT http://benizoundai.dzblog.com/article-253364.html
Le Caïdat du Tababort http://benizoundai.dzblog.com/article-253362.html LE CAIDAT DU TABABORT : SITUATION LA VEILLE DE L’INSURRECTION DE 1871

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Caïdat du Tababort comprenant les tribus des :

§        Beni Maad divisés en : -Khemhoun & Aït Khalfallah

-Akhiam

§        Aït Achour

 

 

 

§        Ouled Ali

 

 

 

§        Ouled Nabet

 

 

 

§        Beni Aïssa

§        Beni Zoundaï Dahra divisés en : -El Hadabla

-El Quouaâ

 

 

 

-Ouled Cheikh

 

 

 

-Bida

 

 

 

-Ouled Bouremian

 

 

 

§        El Arbaâ : -Yachiren

 

 

 

-Ouled Djarallah

 

 

 

§        El Alam : -Aït Amar

 

 

 

-Aït Bouhazza

 

 

 

-Iderbadjem

 

 

 

§        Beni Bezaz : -Youricin

 

 

 

-Aït Amara & O. Sidi Mouhoub

§        Beni Marmi

§        Beni Djebroun

 

 

 

Il est administré par le Caïd Si Mohamed Bou Araour. Ce Caïd appartient à une famille religieuse qui depuis très longtemps à toujours eue une très grande influence non seulement dans le pays, mais sur toute la contrée située entre Bougie et Djidjeli ; c’est la famille des Amokran dont les diverses branches séparées ont fournis sous les Turcs des marabouts investis de grands pouvoirs et dont nous retrouvons des descendants dans la Medjana dans le cercle de Bougie et dans celui de Djidjeli.

Le père du Caïd du Tababort était un des principaux chefs de l’ordre religieux de Sidi Abderrahman et son influence s’étendait sur de nombreuses populations. Ses fils ont continué à jouir de la considération des Kabyles, mais n’ont pas hérité de son prestige religieux. Ce n’est que depuis deux ans environ qu’un frère cadet du Caïd : Si Amor Bou Araour a reçu du cheikh Ben Haddad le titre de Mogaddem des Rahmania. Nous pouvons regarder le Caïd Bou Araour comme complètement rallié à notre cause, malheureusement, il n’a pas toute l’influence personnelle nécessaire pour maintenir dans la soumission les populations si diverses de son Commandement. Son principal titre au respect des Indigènes est dans son origine. Comme cette origine, est, nous l’avons dit toute religieuse, l’acceptation de l’investiture par les Chrétiens en a considérablement diminué le prestige et le Caïd n’a pas encore pu se créer comme guerrier ou comme homme de makhzen une représentation qui puisse faire compensation.

Lorsque en 1864, les tribus du Cercle de Bougie et de l’annexe de Takitount se sont révoltées, elles ont dès le principe et malgré les exhortations du Caïd, entrainé tous le Tababort dans l’insurrection. Les Ouled Nabet, Beni Zoundaï, El Alam, Beni Bezaz, Beni Djebroun et la fraction même du Caïd El Arbaâ se sont soulevées et le Caïd a du se réfugier dans une autre partie de son commandement aux Ouled Ali.

Les tribus des Beni Marmi, Beni Maad, Aït Achour, Beni Aïssa et Ouled Ali, que la présence du Caïd, a maintenus pendant quelque temps encore ont été attaquées par leurs voisins du Tababort, qui voulaient les obliger a faire cause commune avec eux ; le Caïd s’est alors réfugié à Djidjeli et toute la contrée de Ziama s’est insurgée. Les Beni Khezer, d’El Aouana ont vite suivi cet exemple leur Caïd s’est retiré chez les Beni Foughal. Ceux-ci ramenés par leur Caïd et par le Caïd du Babor, son frère, ont repoussé énergiquement le flot envahissant de l’insurrection qui s’est arrêté alors. Après cet échec, les insurgés découragés ont obtenu l’aman et les principaux meneurs ont été arrêtés.

Cette dernière insurrection est encore trop récente pour que nous croyons à la sincérité de la soumission des tribus du Tababort. Les parents des individus, les plus compromis, que des condamnations ont éloignées pour longtemps, n’ont pas cessé de manifester leur mécontentement d’une manière plus ou moins ouverte, et nous devons nous attendre, a voir cette contrée l’une des premières mêlées, à un mouvement insurrectionnel.

Le Caïd a signalé tout récemment les menées de quelques individus poussant à la révolte, et fixant le moment, après l’achèvement des labours. Il y aurait déjà un certain nombre d’adhérents. Depuis le commencement de la guerre avec l’Allemagne, des Kabyles, qui ont des rapports constants, soit directement, soit par des intermédiaires, avec des colons allemands des environs de sétif, ont rapporté dans les tribus les nouvelles de nos désastres ; en en exagérant encore les conséquences, c’est à la faveur de ces bruits amplifiés et quelquefois dénaturés que les intrigants dont nous parlons ont représenté la France comme complètement vaincue et incapable de se maintenir en Algérie. De ceci découlait naturellement l’opportunité de préparer ses armes pour hâter sa délivrance.

En résumé, les populations du Tababort, qui occupent un pays excessivement accidenté, d’un accès très difficile pour nos colonnes et chez qui en raison de leur éloignement et de la difficulté des communications, l’élément européen n’a pas encore pu pénétrer, ne sont soumises qu’en apparence.

Plusieurs zaouïas existent dans le Caïdat.

Elles ne sont pas à signaler, comme foyers d’intrigues, mais, l’esprit général des Kabyles peut être regardé comme mauvais.

La principale zaouïa est celle des Ouled Sidi Mouhoub chez les Beni Bezaz, son chef El Hadj Brahim ben Mouhoub est un savant qui a étudié une dizaine d’années au Caire et auprès de qui de nombreux tolbas viennent s’instruire. Il y en a environ 200 qui se livrent aux études supérieures et secondaires sous la direction du marabout El Hadj Brahim et d’autres professeurs. Le Coran est enseigné à une cinquantaine d’autres élèves. Chez les Ouled Nabet, le marabout Si El Arbi ben Amokran, a aussi une zaouïa, mais beaucoup moins importante, où s’enseigne seulement le Coran.

Les Kabyles du Cercle sont généralement pauvres ; leurs biens consistent en troupeaux peu nombreux et principalement en oliviers. Il